Un drame aérien secoue l’est de la République démocratique du Congo. L’avion-cargo de la compagnie Tracep Congo Aviation, disparu des radars depuis vendredi 24 juillet 2026, a été retrouvé écrasé dimanche soir dans le territoire de Walikale. Le bilan est lourd : un mort et un survivant. Au-delà du choc, cet accident soulève des questions sur la sécurité des dessertes aériennes dans des zones où la route est souvent impraticable.
Un vol de routine qui tourne au drame
L’appareil, un LET L-410, avait décollé à 12h36 de l’aéroport de Mavivi, à Beni (Nord-Kivu), avec à son bord deux membres d’équipage et près de deux tonnes de marchandises. Sa destination : Kachungu, dans le territoire de Shabunda (Sud-Kivu). Mais quelques minutes après le décollage, le commandant de bord a lancé un message de détresse, signalant une panne sur l’un des deux moteurs. Il a alors tenté de se dérouter vers l’aérodrome de Walikale, avant que tout contact radio ne soit perdu.
Des recherches difficiles dans une zone enclavée
Dès vendredi, des équipes de reconnaissance ont été déployées au sol pour tenter de localiser l’épave. Les premières informations situaient la zone de disparition à proximité de Kitshanga, dans le territoire de Walikale. Ce n’est que dimanche soir que l’avion a été retrouvé dans la zone de Kamaninge, près du village de Buruko. Le copilote a été découvert vivant dans l’après-midi, tandis que le commandant de bord n’a pas survécu au crash. Les circonstances exactes de l’accident restent à établir.
Une liaison aérienne vitale pour les populations
Ce drame rappelle le rôle crucial de l’aviation dans le transport de marchandises et de personnes à travers les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Les routes terrestres, souvent en mauvais état ou soumises à l’insécurité, rendent les liaisons aériennes indispensables pour l’approvisionnement des zones reculées. La perte d’un appareil et de son équipage est un coup dur pour les communautés qui dépendent de ces vols réguliers.
La sécurité aérienne en question
Si les causes techniques de l’accident ne sont pas encore connues, la panne moteur signalée par le commandant de bord interroge sur l’état de la flotte et les procédures de maintenance. La compagnie Tracep Congo Aviation, comme d’autres opérateurs locaux, évolue dans un environnement où les contraintes logistiques et financières peuvent peser sur la sécurité. Les autorités de l’aviation civile devront faire la lumière sur ce crash pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise.
Article Ecrit par Chloé Kasong
Sources: radiookapi.net, actu30.cd
