Le grand marché de Kinshasa, communément appelé « Zando », a retrouvé un visage plus salubre et accessible. Un reporter de Radio Okapi a constaté, vendredi 24 juillet 2026, que toutes les avenues menant à ce pôle commercial névralgique étaient désormais dégagées et nettoyées. Cette transformation résulte d’une vaste opération menée par les agents de l’Hôtel de ville, visibles sur place, qui s’activent à réaménager les abords immédiats du marché.
L’intervention ne se limite pas à un simple balayage. Elle comprend le curage des caniveaux, le dégagement des collecteurs, l’évacuation des déchets accumulés et la réfection de la voirie sur plusieurs avenues stratégiques. Parmi elles figurent les avenues Bokassa, Rwakadingi, Du Marais, Du Marché, de l’École, Plateau, Kasa‑Vubu et Bolingo. Ces travaux visent à rétablir des conditions de circulation et d’hygiène acceptables pour les usagers et les commerçants.
Une politique de « zéro tolérance » pour préparer la réouverture
Au-delà du nettoyage, les autorités urbaines ont procédé au démantèlement des étals et marchés pirates qui obstruaient trottoirs et chaussées. Un agent de la Brigade de salubrité de l’Hôtel de ville, rencontré sur place, a expliqué que cette politique de « zéro tolérance » poursuit trois objectifs : rétablir l’ordre urbain, garantir la fluidité de la circulation et préparer les conditions nécessaires à la réouverture officielle du site principal. Cette approche méthodique montre une volonté de reprendre le contrôle d’un espace public longtemps livré à l’occupation informelle.
Des effets concrets pour les usagers et l’économie locale
Pour les milliers de personnes qui fréquentent quotidiennement le Zando, ces aménagements changent la donne. La disparition des obstacles sur les trottoirs facilite les déplacements piétons, tandis que le dégagement des chaussées fluidifie le trafic automobile et le transport des marchandises. Les commerçants, quant à eux, bénéficient d’un environnement plus ordonné, ce qui peut améliorer l’attractivité du marché et réduire les pertes liées aux embouteillages ou aux inondations causées par des caniveaux bouchés. Ces améliorations pratiques touchent directement le quotidien des ménages et des petits opérateurs économiques.
Le défi de la pérennisation
Malgré ces efforts visibles, la question de la durabilité reste entière. Les autorités doivent encore relever la difficulté de modifier durablement les habitudes de gestion des déchets et d’empêcher la réapparition spontanée d’occupations informelles aux abords de ce pôle commercial névralgique. Sans un suivi régulier et une sensibilisation des usagers, les bénéfices de cette cure de salubrité pourraient s’estomper rapidement. L’enjeu est de taille pour l’Hôtel de ville, car la propreté et l’ordre autour du Zando conditionnent en partie la vitalité économique de ce centre d’échanges incontournable à Kinshasa.
Article Ecrit par Amissi G
Source: radiookapi.net
