Trois individus soupçonnés de vols et d’agressions à Boma ont été présentés ce mercredi 22 juillet 2026 par la Police nationale congolaise (PNC). La cérémonie, tenue sur l’esplanade du commissariat urbain, a mis en lumière les défis du suivi judiciaire et de la collaboration citoyenne.
Un présumé récidiviste interpellé sous une nouvelle identité
Parmi les suspects figure un individu déjà arrêté en février 2026 et transféré à la prison de Boma. Il circulait de nouveau sous une autre identité, selon la PNC. Ce cas relance le débat sur l’efficacité des mécanismes de suivi des détenus et de leur réinsertion. Les autorités n’ont pas précisé les circonstances de sa remise en liberté ni les failles ayant permis cette situation. La présentation de ce présumé récidiviste soulève des interrogations sur la coordination entre les services de police et l’administration pénitentiaire, ainsi que sur la fiabilité des contrôles d’identité dans une ville où les actes criminels se multiplient.
Deux autres suspects identifiés dans des quartiers de la ville
Les deux autres personnes appréhendées sont Nzita Mabiala, arrêté au quartier Kutu, à hauteur de Nzimuaka, et Phuati Mambimbi, soupçonné de vols de téléphones portables et d’autres biens. La PNC les a présentés comme impliqués dans plusieurs actes criminels enregistrés ces dernières semaines dans différents quartiers de Boma. Le commissaire urbain, le colonel Célestin Tsasa, a rappelé que les trois suspects bénéficient de la présomption d’innocence et que leurs dossiers ont été transmis aux instances judiciaires compétentes pour instruction. Cette transmission marque le début d’une phase procédurale dont les délais et l’issue restent à déterminer, dans un contexte où la population exprime régulièrement son inquiétude face à l’insécurité.
Le colonel Célestin Tsasa appelle à la collaboration et met en garde contre la justice populaire
Dans son intervention, le colonel Célestin Tsasa a insisté sur la nécessité d’une coopération étroite entre la population et la police. « Sans la population, la police ne peut pas tout. Nous demandons aux habitants de Boma de dénoncer à temps les cas suspects. La prévention vaut mieux que la répression », a-t-il déclaré. Il a également mis en garde contre les actes de justice populaire, appelant les citoyens à faire confiance aux institutions. La PNC affirme poursuivre ses efforts pour traquer et neutraliser les auteurs de troubles à l’ordre public, en collaboration avec la justice et avec l’appui de la population. Cet appel à la vigilance citoyenne intervient alors que les forces de l’ordre cherchent à renforcer leur présence dans les quartiers touchés par les vols et les agressions, sans toutefois détailler les moyens supplémentaires qui pourraient être déployés.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: actu30.cd
