Le projet du Port sec de Kasumbalesa, infrastructure logistique majeure pour la République démocratique du Congo, franchit une nouvelle étape. Le vendredi 17 juillet 2026, le Directeur général de l’OGEFREM, Olivier Tshibola Mukuma, a reçu une délégation de Yellowstone, en présence du président du Conseil d’administration, Adolphe Amisi Makutano. Au cœur des échanges : l’évaluation de la mission conjointe menée du 5 au 10 juillet 2026 à Kasumbalesa, dans le Haut-Katanga, avec les bailleurs de fonds. Une rencontre qui soulève une question essentielle : ce projet tant attendu pourra-t-il enfin répondre aux besoins concrets des opérateurs économiques et des populations locales ?
Un état des lieux sans complaisance
La mission conjointe avait pour objectif d’évaluer l’état d’avancement des travaux, d’identifier les principaux défis et de définir les prochaines étapes. Si les détails techniques n’ont pas filtré, la tenue même de cette réunion de restitution suggère que des obstacles persistent. Pour les usagers du corridor sud, chaque retard se traduit par des surcoûts et une compétitivité amoindrie. L’OGEFREM, sous la houlette de son nouveau Directeur général, semble vouloir imprimer un rythme plus soutenu, mais les défis structurels restent immenses.
Yellowstone, un partenaire sous surveillance
La délégation de Yellowstone a profité de cette séance pour présenter ses civilités au nouveau patron de l’OGEFREM. Au-delà du protocole, ce geste souligne l’importance du partenariat entre l’entreprise et l’office public. Yellowstone est un acteur clé dans le développement du Port sec, mais son rôle exact et les termes de son engagement méritent d’être clarifiés. Les citoyens congolais sont en droit de savoir comment ce partenariat sert l’intérêt général et quelles garanties entourent la gestion de cette infrastructure stratégique.
Cap sur Cape Town pour consolider le partenariat
Dans la perspective de renforcer la coopération, le président du Conseil d’administration et le Directeur général de l’OGEFREM ont été invités à une mission de travail à Cape Town, en Afrique du Sud. Ce déplacement vise à consolider les discussions avec Yellowstone. Une telle initiative peut être interprétée comme un signal positif, mais elle pose aussi la question de la transparence : les conclusions de cette mission sud-africaine seront-elles rendues publiques ? Les parties prenantes congolaises, notamment les fédérations d’entreprises et les autorités provinciales du Haut-Katanga, doivent être associées pour éviter que ce projet ne reste déconnecté des réalités du terrain.
Un corridor sud plus compétitif, une promesse à tenir
À l’issue de la rencontre, les deux parties ont réaffirmé leur volonté de poursuivre une collaboration étroite pour accélérer la concrétisation du Port sec de Kasumbalesa. Cette infrastructure est appelée à améliorer la fluidité des échanges commerciaux et à renforcer la compétitivité du corridor sud. Pour les commerçants, les transporteurs et les consommateurs, c’est l’espoir de voir les coûts logistiques baisser et les délais d’acheminement se réduire. Mais entre les déclarations d’intention et la réalité, il y a un chemin que l’OGEFREM et Yellowstone doivent désormais tracer avec rigueur et célérité.
Article Ecrit par Chloé Kasong
Source: actu30.cd
