Le lancement des travaux de réhabilitation et d’asphaltage de la route Mbuji-Mayi – Tshilunde, le mardi 21 juillet dernier, marque une étape concrète dans la stratégie de désenclavement rural au Kasaï-Oriental. La ministre provinciale du Développement rural, Chantal Mulanga Kasanda, a présidé la cérémonie officielle, donnant le coup d’envoi d’un chantier de 50 kilomètres confié à l’entreprise GSMIG Sarlu.
Le projet, financé par le Gouvernement central et la Caisse de péréquation, est prévu pour une durée d’une année. Il vise à transformer un axe stratégique en une voie praticable en toute saison, grâce à la réhabilitation de la chaussée existante et à la pose d’un revêtement asphalté. L’objectif affiché est de réduire les coûts de transport, d’améliorer la mobilité des populations et de soutenir les activités agricoles dans les zones traversées.
Un calendrier d’un an sous financement public
Le calendrier prévisionnel d’une année place ce chantier sous une double contrainte de qualité et de délais. La ministre provinciale a insisté sur le suivi rigoureux des travaux, un engagement qui devra se traduire par des contrôles réguliers pour éviter les dérives souvent observées dans ce type de projets d’infrastructure. Le financement conjoint du Gouvernement central et de la Caisse de péréquation implique une responsabilité partagée dans la bonne exécution du contrat. La transparence dans la gestion des fonds et le respect du cahier des charges seront déterminants pour la crédibilité de l’opération.
Un levier pour l’économie agricole locale
Au-delà de l’aspect technique, la route Mbuji-Mayi – Tshilunde est présentée comme un outil de développement économique. En facilitant l’évacuation des produits agricoles vers les centres de consommation, elle doit contribuer à la sécurité alimentaire et à l’amélioration des conditions de vie des agriculteurs. La ministre Chantal Mulanga Kasanda a déclaré que ces travaux s’inscrivent dans la vision du Chef de l’État visant à promouvoir le développement rural et l’autonomisation des communautés, ajoutant qu’ils permettront d’améliorer l’accès aux marchés et de renforcer la prospérité de la province. La praticabilité en toute saison, notamment pendant les pluies, est un enjeu majeur pour rompre l’isolement des zones de production et réduire les pertes post-récolte.
Emplois locaux et adhésion des populations
Le chantier devrait également générer des emplois locaux et dynamiser l’économie des entités traversées. La ministre a appelé les populations locales à accompagner le projet en facilitant le travail des équipes techniques sur le terrain, un facteur souvent déterminant pour le respect des délais et la sécurité des ouvriers. L’adhésion des communautés sera un indicateur clé du succès de cette initiative, dans une région où les attentes en matière d’infrastructures restent fortes. La création d’emplois, même temporaires, pourrait offrir un revenu à des ménages vulnérables et renforcer l’acceptabilité sociale du projet.
Le suivi rigoureux promis par la ministre provinciale devra se matérialiser par des inspections régulières et une communication transparente sur l’avancement des travaux. La route Mbuji-Mayi – Tshilunde, une fois achevée, pourrait devenir un modèle pour d’autres projets de désenclavement rural dans la province, à condition que les engagements pris soient tenus.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: actu30.cd
