La commission ad hoc mandatée pour clarifier les limites du Parc national des Virunga (PNVi) a présenté, mardi 21 juillet, les conclusions de son rapport technique aux autorités et leaders du secteur de Rwenzori, en territoire et ville de Beni (Nord-Kivu). Cette restitution, menée dans un esprit de dialogue et de transparence, ouvre une série de consultations communautaires visant à apaiser les tensions foncières persistantes dans cette zone sensible.
Huit litiges fonciers documentés dans le secteur de Rwenzori
Lors de la séance, la commission a détaillé huit principaux litiges fonciers identifiés dans le secteur. Les experts ont fourni des éclaircissements techniques et juridiques sur les limites du parc et les enjeux liés à leur délimitation. La rencontre s’est tenue de manière participative, permettant aux autorités locales, aux représentants communautaires et aux autres participants de poser des questions et d’obtenir des réponses sur les différents points soulevés. Cette approche vise à instaurer une compréhension commune des frontières du PNVi, souvent source de conflits entre les populations riveraines et les gestionnaires du parc.
Un accueil favorable des leaders locaux
À l’issue des échanges, les leaders du secteur de Rwenzori ont salué cette démarche, qu’ils jugent importante pour renforcer la transparence autour d’un dossier sensible. Ils ont promis d’examiner le rapport en profondeur avant de formuler d’éventuelles observations à soumettre aux autorités provinciales. Cette réaction positive laisse entrevoir une volonté de dialogue, alors que les différends fonciers ont souvent cristallisé les tensions dans la région.
Un processus de consultation élargi à quatre entités
Cette restitution s’inscrit dans un processus plus large de consultations communautaires prévues dans quatre entités concernées : les secteurs de Rwenzori et de Beni-Mbau, ainsi que les chefferies de Watalinga et de Bashu. L’objectif est de recueillir les avis des populations et de favoriser une compréhension commune des limites du parc. La commission ad hoc entend ainsi associer l’ensemble des parties prenantes à la résolution des litiges, dans une logique de prévention des conflits.
Vers un apaisement des tensions foncières
Cette étape intervient quelques jours après la remise officielle du rapport technique au gouverneur du Nord-Kivu et au Comité provincial de sécurité. Les autorités espèrent que ce processus contribuera à apaiser les tensions liées aux différends fonciers et à améliorer la compréhension des limites du Parc des Virunga. La commission ad hoc poursuivra ses travaux dans les prochaines semaines, avec la tenue de nouvelles réunions dans les autres entités identifiées. L’enjeu est de taille : clarifier les limites du PNVi pour prévenir de nouveaux affrontements et garantir une coexistence pacifique entre le parc et les communautés locales.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: actu30.cd
