Le commissaire provincial de la police du Haut-Katanga, le commissaire divisionnaire adjoint Blaise Kilimbalimba, a rappelé aux responsables des sociétés de gardiennage de Lubumbashi le cadre légal strict qui encadre leurs activités. Lors d’une rencontre tenue dans la capitale provinciale, il a énuméré les interdictions auxquelles ces entreprises privées sont soumises, insistant sur le caractère régalien de la sécurité.
Des limites claires pour les sociétés privées
Le commissaire divisionnaire adjoint a souligné que la loi interdit aux sociétés de gardiennage d’effectuer des patrouilles sur la voie publique. Elles ne peuvent ni détenir ni utiliser des armes à feu. Il leur est également défendu d’arborer des tenues ou insignes pouvant prêter à confusion avec ceux des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ou de la police nationale.
L’utilisation de gyrophares, de sirènes ou de tout autre dispositif de signalisation réservé aux services de défense et de sécurité est proscrite. Ces restrictions visent à éviter toute confusion dans l’exercice des missions de sécurité publique. Le rappel de ces interdictions par l’autorité provinciale intervient dans un contexte où la frontière entre sécurité privée et missions régaliennes peut parfois sembler floue aux yeux du public.
Un rôle strictement encadré
Blaise Kilimbalimba a rappelé que les sociétés privées de sécurité ne peuvent participer aux opérations de maintien et de rétablissement de l’ordre public. Il leur est aussi interdit de s’immiscer dans les conflits politiques ou sociaux. « La sécurité demeure une mission régalienne de l’État et les sociétés privées de gardiennage ne peuvent agir que dans les limites légales », a-t-il déclaré.
Le commissaire provincial a reconnu que certaines méthodes de travail de ces sociétés, comme l’usage de détecteurs de métaux ou de caméras de surveillance, s’apparentent à celles de la police. Il a toutefois insisté sur la nécessité de respecter les limites fixées par la loi, sans empiéter sur les prérogatives des forces de l’ordre. Cette reconnaissance montre que l’autorité policière est consciente de l’évolution des techniques de sécurité, mais qu’elle entend les encadrer strictement.
Un rappel à l’ordre dans un contexte sensible
Cette mise au point intervient alors que le secteur de la sécurité privée est en pleine expansion à Lubumbashi et dans l’ensemble du Haut-Katanga. Le rappel du cadre légal par l’autorité policière provinciale souligne la volonté de l’État de contrôler étroitement ces activités, souvent perçues comme un complément aux forces publiques. En effet, la multiplication des sociétés de gardiennage répond à une demande croissante de sécurité de la part des particuliers et des entreprises, mais elle peut aussi créer des zones grises si les règles ne sont pas strictement appliquées.
Les responsables des sociétés de gardiennage présents à cette rencontre sont désormais fixés sur les règles à respecter. Le non-respect de ces interdictions expose les contrevenants à des sanctions prévues par la loi congolaise. Ce rappel à l’ordre constitue un signal fort envoyé à l’ensemble du secteur, dans une province où les enjeux sécuritaires restent importants.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net
