Le podium mondial de la presse culturelle a vibré au rythme du Liboké. Dimanche 19 juillet, au Palais des Congrès de Yaoundé, le journaliste congolais Chadrack Mpereng a décroché la troisième place de la sous-catégorie Presse écrite à la 7e édition de la Coupe du monde de la Presse culturelle. Une performance qui hisse la gastronomie congolaise au cœur d’une compétition réunissant plus de 200 candidatures venues de tout l’espace francophone.
Un podium arraché dans une compétition relevée
La cérémonie de clôture, point d’orgue d’une semaine de joutes journalistiques du 13 au 19 juillet, a livré son verdict. Chadrack Mpereng, plume d’Eventsrdc.com, monte sur la troisième marche, juste derrière l’Ivoirien Christian Guehi, sacré champion du monde, et le Burkinabè Harouna Neya, vice-champion. Un classement serré qui confirme la densité du plateau : plus de 200 dossiers ont été départagés autour du thème « Gastronomie traditionnelle, connexion des peuples ».
Le Liboké, ambassadeur d’une culture rassembleuse
Pour porter les couleurs de la RDC, le journaliste a misé sur un plat emblématique : le Liboké. Dans son travail, il a présenté ce mets comme un véritable ciment social. « Le Liboké est comme les pâtes en Italie et le Thiéboudiène au Sénégal. Issu de la mémoire collective du peuple Libinza, ce met traditionnel est devenu un favori mondial grâce à sa saveur saine et unique. Je pense qu’il dépasse le cadre culinaire. Il est devenu un véritable rassembleur de notre société, parce que nous nous retrouvons tous autour du Liboké », a-t-il expliqué. Une démonstration qui a su convaincre le jury, en liant patrimoine culinaire et cohésion sociale.
Au-delà du concours, un forum pour l’économie des médias
Cette édition ne s’est pas limitée à la compétition. Le Grand Forum de l’économie des médias, organisé en marge de l’événement, a plaidé pour un écosystème plus favorable au journalisme culturel. Les organisateurs y voient un levier de développement durable et de valorisation des patrimoines. Une ambition qui résonne avec la performance de Chadrack Mpereng, dont la troisième place offre une nouvelle visibilité au savoir-faire journalistique congolais sur la scène francophone.
Un palmarès qui ouvre des perspectives
Au classement général, c’est la Béninoise Cristel Hounkpatin qui a été sacrée championne du monde de la presse culturelle, devant le Sénégalais Moustapha Toumbou et l’Ivoirien Christian Guehi. La présence de la RDC sur le podium de la presse écrite, avec une troisième place ex-aequo partagée avec le Camerounais Ulrich Enyegue, confirme la vitalité d’une presse culturelle congolaise capable de rayonner bien au-delà de ses frontières. Une dynamique que Chadrack Mpereng compte bien prolonger, fort de cette reconnaissance internationale.
Article Ecrit par Miché Mikito
Source: Eventsrdc
