Le Mouvement Congo en-Avant (MCA) a rassemblé ses cadres et militants ce samedi 18 juillet 2026 à Kinshasa pour une marche patriotique axée sur la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo. La manifestation, intitulée « Dérwandalisation de la RDC face au changement de la Constitution », a mis en lumière les revendications du parti concernant la présence des forces rwandaises sur le territoire congolais et la défense de l’intégrité nationale.
Une mobilisation contre la présence rwandaise
Le MCA a exigé le retrait des troupes rwandaises de la RDC, dénonçant leur présence comme une menace à la souveraineté du pays. Le parti a appelé les autorités nationales et la communauté internationale à s’impliquer davantage pour mettre fin aux violences persistantes dans l’Est. Cette marche s’inscrit dans un contexte de tensions diplomatiques et sécuritaires récurrentes entre les deux pays, bien que les détails opérationnels de cette présence n’aient pas été détaillés lors de la mobilisation.
Le rejet catégorique du brassage et du mixage
Abordant la question d’un éventuel dialogue inclusif, le président national du MCA, Kas Kasongo Kalala, a conditionné sa participation à l’exclusion de tout processus de brassage, de mixage ou d’intégration des groupes armés au sein des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Selon lui, les expériences passées n’ont pas apporté de solution durable aux crises sécuritaires. Il a plaidé pour une réforme et un renforcement de l’armée nationale plutôt qu’une intégration de combattants issus de groupes armés. « Nous disons non au brassage, nous disons non au mixage, nous disons non à la rwandisation », a-t-il déclaré devant les militants.
Un soutien affiché au président Tshisekedi
Kas Kasongo Kalala a exprimé son soutien au président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo dans ses démarches pour le retour de la paix. Il a encouragé le chef de l’État à poursuivre les efforts diplomatiques et militaires nécessaires pour obtenir une paix durable dans l’est du pays. Cette position aligne le MCA sur la ligne officielle tout en maintenant une pression sur les modalités de résolution du conflit, notamment en ce qui concerne la gestion des groupes armés.
Un cadre légal et sécuritaire en toile de fond
La marche du MCA intervient alors que la question de la réforme du secteur de la sécurité reste un enjeu central en RDC. Les précédents programmes de brassage et de mixage, mis en œuvre dans le cadre d’accords de paix antérieurs, ont souvent été critiqués pour leur inefficacité à désarmer et intégrer durablement les combattants. Le rejet explicite de ces mécanismes par le MCA reflète une méfiance persistante envers les processus d’intégration, perçus comme une source d’instabilité au sein des FARDC. Le parti n’a toutefois pas détaillé de proposition alternative concrète, se limitant à appeler à un renforcement de l’armée régulière.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: actu30.cd
