Neuf sur dix. Le chiffre claque comme un coup de sifflet libérateur. Pour la première fois dans l’histoire de la Coupe du monde, dix nations africaines étaient au rendez-vous, et neuf d’entre elles ont franchi le premier tour. Une performance collective qui a marqué les esprits lors de cette 23ᵉ édition disputée aux États‑Unis, au Canada et au Mexique.
Le Cap-Vert et la RDC, des débuts fracassants
Parmi les révélations, le Cap-Vert et la République démocratique du Congo ont démontré qu’ils n’étaient pas venus en simples figurants. Les Requins bleus, pour leur toute première participation, ont tenu en échec l’Espagne et l’Argentine, les deux finalistes de l’épreuve. Un exploit retentissant qui a fait trembler les cadors. De leur côté, les Léopards, de retour 52 ans après leur unique apparition, ont arraché un match nul face au Portugal. Un résultat qui a confirmé leur montée en puissance.
Ces performances ne sont pas le fruit du hasard. Elles traduisent un football africain ambitieux et décomplexé, qui n’a plus peur de défier les grandes nations. Le Cap-Vert, en particulier, a montré une solidité défensive et une audace offensive qui ont surpris plus d’un observateur. La RDC, quant à elle, a affiché une discipline tactique qui lui a permis de rivaliser avec le Portugal, champion d’Europe en titre. Ces deux sélections ont prouvé qu’elles avaient leur place sur la scène mondiale.
Un parcours stoppé net en huitièmes
Malgré cette dynamique, le rêve s’est brisé dès les huitièmes de finale pour la plupart des représentants africains. Seul le Maroc a réussi à se hisser en quarts de finale. Les autres sélections ont quitté la compétition avec les honneurs, mais aussi avec des regrets. Selon de nombreux observateurs, plusieurs équipes auraient pu mieux gérer leurs temps forts, notamment après avoir ouvert le score. Le bilan reste néanmoins positif, avec des progrès visibles sur les plans technique, tactique et mental.
Les éliminations ont souvent été cruelles, sur des détails qui font la différence à ce niveau. Les équipes africaines ont pourtant fait jeu égal avec plusieurs cadors du football mondial, démontrant qu’elles n’étaient plus de simples faire-valoir. Cette édition a confirmé que le fossé se réduit, même si le dernier carré reste encore à conquérir.
Un sentiment d’inachevé mais des promesses
Convaincus qu’ils avaient les moyens d’aller plus loin, les représentants africains quittent cette Coupe du monde avec un sentiment d’inachevé. Pourtant, cette édition a confirmé la montée en puissance du football africain sur la scène internationale. Avec 48 sélections et 104 rencontres disputées pour 287 buts, le tournoi a offert un spectacle inédit. Désormais, les regards se tournent vers 2030, où le Portugal, l’Espagne et le Maroc accueilleront la prochaine phase finale. Une nouvelle occasion pour l’Afrique de briller.
Le rendez-vous de 2030 sera particulier, avec le Maroc comme pays co-organisateur. Une chance unique pour le continent de pousser encore plus loin ses ambitions. Les progrès affichés lors de cette Coupe du monde 2026 laissent entrevoir un avenir radieux. Les équipes africaines ont montré qu’elles pouvaient rivaliser, et elles auront à cœur de transformer l’essai dans quatre ans.
Article Ecrit par Miché Mikito
Source: radiookapi.net
