La formation technique consacrée à la plateforme E-Contrôle s’est achevée mercredi 24 juin 2026 à la Fondation Lona, dans la commune de la Gombe, à Kinshasa. Pour le ministère de l’Économie nationale, cette étape vise un objectif pratique : permettre aux agents et cadres formés d’utiliser un outil numérique appelé à rendre les opérations de contrôle économique plus traçables, plus fiables et moins exposées à la fraude documentaire.
Organisée du 9 au 24 juin, cette session s’inscrit dans la stratégie de modernisation de l’administration publique portée par le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Économie nationale. L’enjeu n’est pas seulement technique. Il consiste aussi à modifier les méthodes de travail dans les services concernés, en introduisant un système capable d’accompagner les contrôles, de sécuriser les données et de faciliter l’authentification des documents.
E-Contrôle, un outil pour tracer les contrôles
La plateforme E-Contrôle est présentée comme un instrument destiné à moderniser les opérations de contrôle économique. En pratique, elle doit aider les agents à mieux suivre les dossiers, à renforcer la traçabilité des opérations et à limiter les risques liés aux documents non authentifiés. Cette orientation répond à une difficulté connue dans l’administration : lorsque les procédures restent peu numérisées, le suivi des pièces et la vérification des documents peuvent devenir plus lourds et moins sécurisés.
La formation avait donc pour but de donner aux agents les compétences nécessaires pour utiliser correctement cette plateforme. Dans une administration, un outil numérique ne produit ses effets que si les utilisateurs en maîtrisent les étapes essentielles. C’est pourquoi la remise à niveau a été présentée comme une phase importante de l’appropriation du projet E-Contrôle au sein du ministère de l’Économie nationale.
Abolia Taba Mopolo appelle à l’appropriation
La cérémonie de clôture a été présidée, au nom du Vice-Premier Ministre, par le Secrétaire général à l’Économie nationale, Abolia Taba Mopolo. Il a replacé cette formation dans la vision de transformation numérique de l’administration publique. Selon lui, la réforme vise une administration plus performante, plus transparente et davantage orientée vers les résultats.
S’adressant aux participants, Abolia Taba Mopolo a insisté sur leur responsabilité après la formation. « La réussite d’E-Contrôle dépendra de votre capacité à mettre en pratique les enseignements reçus, à accompagner vos collègues dans cette transition et à promouvoir les bonnes pratiques partagées durant cette formation », a-t-il déclaré.
Ce message fixe clairement le rôle attendu des bénéficiaires. Ils ne sont pas seulement appelés à utiliser la plateforme pour leurs propres tâches. Ils devront aussi accompagner leurs collègues dans cette transition numérique et contribuer à une adoption rapide de l’outil dans leurs services respectifs. Cette dimension interne est importante, car la modernisation administrative dépend souvent de la capacité des équipes à appliquer les mêmes pratiques de manière cohérente.
Des procédures appelées à devenir plus simples
Les participants ont salué la qualité de cette remise à niveau. D’après l’un des bénéficiaires, la plateforme E-Contrôle doit faciliter l’authentification des documents, limiter les risques de faux et d’usage de faux, simplifier les procédures administratives et réduire les délais de traitement. Ces effets attendus restent directement liés à la manière dont l’outil sera appliqué dans les services concernés.
« Cette remise à niveau permet aux agents du ministère de l’Économie de s’adapter aux nouvelles technologies. Les innovations introduites limitent le faux et l’usage de faux grâce à l’authentification des documents. Les procédures sont simplifiées, les délais de traitement réduits et le travail devient plus efficace et plus efficient », a témoigné l’un des participants.
Pour le lecteur non spécialiste, l’intérêt d’un tel outil se comprend à travers une chaîne simple : un document mieux authentifié réduit les marges de doute, une procédure mieux suivie facilite le traitement administratif, et une opération de contrôle mieux tracée renforce la fiabilité du travail public. La lutte contre la fraude documentaire apparaît ainsi comme l’un des objectifs concrets de cette numérisation.
Une réforme liée à la gouvernance publique
À travers le projet E-Contrôle, le ministère de l’Économie nationale entend renforcer la fiabilité des opérations de contrôle sur le terrain, sécuriser les données et consolider les principes de bonne gouvernance dans la gestion publique. La réforme s’inscrit également dans la vision du Président de la République de moderniser l’administration publique, conformément au Programme d’actions du Gouvernement.
La suite dépendra donc de l’utilisation effective de la plateforme par les agents formés et de leur capacité à diffuser les bonnes pratiques dans leurs services. À ce stade, les faits établis montrent une étape de formation achevée et un outil numérique présenté comme un levier de modernisation administrative. Son apport concret se mesurera dans l’application quotidienne des procédures de contrôle économique.
Article Ecrit par Amissi G
Source: Actualite.cd
