La Dynamique d’acteurs pour les questions de la patrie, DYNAP, a alerté lundi 22 juin sur la montée de faits qu’elle présente comme des cas d’intolérance, de violences et de discours susceptibles d’affaiblir la cohésion sociale en RDC. Son alerte intervient dans le contexte des discussions autour d’une éventuelle révision de la Constitution.
Dans un communiqué publié le même jour, la structure dit constater un climat politique marqué par des pressions contre certaines voix critiques. Elle affirme que des personnes se seraient organisées pour limiter la liberté d’expression de ceux qui expriment leur désaccord avec le projet évoqué. À ce stade, la DYNAP formule cette dénonciation comme une alerte publique et appelle les acteurs concernés au respect des principes démocratiques.
La DYNAP vise les restrictions d’expression
Selon la DYNAP, les tensions observées toucheraient principalement des personnes opposées à la réforme constitutionnelle envisagée. La structure évoque des menaces dirigées contre des membres de l’Église catholique, des acteurs de la société civile et des opposants politiques. Elle estime que leur seul « péché » serait d’avoir exprimé leur désaccord sur cette éventuelle révision de la Constitution.
La position de la DYNAP s’inscrit dans un registre institutionnel. Elle ne se limite pas à contester un débat politique. Elle insiste sur le droit d’exprimer une opinion contraire, dans un cadre démocratique. Pour cette dynamique, l’existence d’un désaccord sur une question constitutionnelle ne devrait pas ouvrir la voie à l’intimidation, à la violence ou à la marginalisation des opinions divergentes.
Le débat constitutionnel placé sous surveillance
Le communiqué met en relation la recrudescence dénoncée avec les discussions sur l’éventuelle réforme de la Constitution. La DYNAP ne remet pas ici en cause le principe du débat public. Elle alerte plutôt sur les conditions dans lesquelles ce débat serait mené, lorsque des acteurs religieux, civiques ou politiques disent non au projet ou expriment des réserves.
Cette nuance est centrale dans son message. La structure appelle au respect des règles démocratiques et à la protection des libertés fondamentales. Elle considère que la cohésion sociale ne peut pas être préservée si les divergences politiques sont traitées comme des fautes ou des menaces. Dans cette logique, la discussion institutionnelle doit rester compatible avec la pluralité des positions exprimées dans l’espace public.
Un appel adressé au Président de la République
Pour Sylvano Safari, membre de cette dynamique, la stabilité du pays dépend du dialogue, de la tolérance et du respect mutuel. Il appelle à une intervention d’apaisement au plus haut niveau de l’État. « La DYNAP rappelle que le dialogue, la tolérance et le respect mutuel sont indispensables à la cohésion nationale. Nous appelons le Président de la République à user de sa sagesse et de son autorité morale pour favoriser l’apaisement du climat politique et renforcer l’unité nationale ».
Par cette déclaration, la DYNAP place la responsabilité publique au centre de son alerte. Elle demande au Président de la République de contribuer à calmer le climat politique. L’appel reste formulé sur le terrain de l’autorité morale et de l’unité nationale, sans annoncer d’autre démarche institutionnelle dans les éléments communiqués.
Les libertés fondamentales comme ligne de suivi
La DYNAP invite aussi les organisations de défense des droits humains et la société civile à rester vigilantes. L’objectif indiqué est la protection des libertés fondamentales dans une période de forte sensibilité politique. Cette vigilance, selon la structure, doit accompagner le débat sur la révision de la Constitution afin d’éviter que les divergences ne se transforment en pressions contre les personnes ou les organisations concernées.
La dynamique conclut son message sur une ligne de principe. Elle rappelle que l’unité nationale ne peut être construite ni par l’intimidation ni par la violence, mais par le dialogue, la justice et le respect des différences. Son alerte reste donc centrée sur un impératif précis : préserver la cohésion sociale tout en garantissant l’expression des désaccords dans le débat public.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net
