Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a dressé mercredi un bilan en demi-teinte de l’application de l’accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. Devant la commission de la Chambre des représentants, lors de l’examen de la demande budgétaire du Département d’État pour l’exercice 2027, le chef de la diplomatie américaine a reconnu des avancées du côté rwandais, tout en soulignant la persistance de défis majeurs, notamment le sort du mouvement rebelle M23.
Un accord de paix au respect partiel
Marco Rubio a estimé que l’accord conclu entre Kinshasa et Kigali n’était pas encore pleinement respecté. « En ce qui concerne la RDC et le Rwanda, ils ont signé un accord de paix. Malheureusement, celui-ci n’est pas bien respecté. Nous avons dû imposer quelques sanctions », a-t-il déclaré. Ces propos confirment la position américaine d’une mise en œuvre incomplète des engagements pris par les deux parties.
Des signes encourageants du côté rwandais
Le secrétaire d’État a toutefois noté des progrès dans le respect de l’accord par Kigali. Selon lui, Washington constate un début de mise en œuvre des engagements rwandais. « Du côté rwandais, nous commençons à observer un certain respect de l’accord. Les choses n’avancent pas assez vite, certes, mais nous espérons que le retrait des troupes rwandaises de la région sera effectif d’ici le milieu du mois prochain », a-t-il ajouté. Cette déclaration fixe un calendrier pour un retrait militaire attendu, sans toutefois préciser les modalités de vérification.
La question persistante du M23
Malgré ces signaux positifs, Marco Rubio a insisté sur la nécessité de régler la question du M23, dont les activités continuent d’alimenter l’instabilité dans l’est de la RDC. « Bien sûr, il reste le problème du M23 à régler », a-t-il affirmé. Cette mention souligne que le volet sécuritaire de l’accord, lié aux groupes armés, demeure un point de blocage.
Un suivi diplomatique américain maintenu
Ces déclarations interviennent alors que les efforts diplomatiques se poursuivent pour consolider la paix dans la région des Grands Lacs. Les tensions entre Kinshasa et Kigali restent étroitement liées à la présence de groupes armés et aux accusations récurrentes de soutien extérieur à certaines rébellions opérant dans l’est congolais. Les États-Unis, qui jouent un rôle actif dans les initiatives de médiation et de stabilisation de la région, continuent de suivre de près l’évolution de la situation et la mise en œuvre des engagements contenus dans l’accord de paix.
Article Ecrit par Cédric Botela
Source: mediacongo.net
