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Goma sous terreur nocturne : Des marques mystérieuses annoncent-elles de nouvelles attaques ?

La ville de Goma, au Nord-Kivu, vit sous la menace d’un phénomène inquiétant. Depuis plusieurs nuits, des marquages mystérieux apparaissent sur les habitations, plongeant la population dans une psychose collective. Ces signes, tracés à la peinture sur les murs ou les portails, seraient des repères utilisés par des bandits armés pour cibler leurs prochaines victimes. Une méthode qui rappelle les pires heures de la criminalité urbaine dans cette région déjà minée par l’insécurité.

Selon des témoignages recueillis dans les quartiers touchés, ces marquages nocturnes précèdent systématiquement des attaques. « À chaque fois qu’un symbole apparaît, on sait que la maison sera visitée par les bandits la nuit suivante », confie un habitant de Kyeshero sous couvert d’anonymat. Le quartier Mirugi compte déjà une dizaine de parcelles identifiées, obligeant des familles entières à fuir précipitamment.

Cette tactique insidieuse intervient dans un contexte sécuritaire explosif. Goma, partiellement sous contrôle rebelle depuis janvier, enregistre des tueries quotidiennes et des déplacements forcés. Les autorités semblent dépassées face à cette nouvelle stratégie criminelle qui exploite la vulnérabilité psychologique des citoyens.

En réponse, des groupes d’autodéfense se sont organisés. Jeunes et adultes patrouillent désormais jusqu’à l’aube dans les communes de Karisimbi et Goma. « Nous n’avons plus le choix. Personne ne dort vraiment, mais au moins ça dissuade les assaillants », explique un veilleur volontaire. Un sursaut communautaire qui n’empêche pas l’épuisement physique et mental des populations.

Les spéculations vont bon train sur l’origine de ces marquages. S’agit-il d’un nouveau groupe criminel ? D’une tactique de guerre psychologique liée à l’occupation rebelle ? Les forces de sécurité restent muettes, alimentant les rumeurs. Pendant ce temps, le cycle infernal se répète : marquage au crépuscule, exode à l’aube.

Cette situation met en lumière la déliquescence des mécanismes de protection étatiques. Alors que le gouvernement provincial promet une enquête, aucun renfort sécuritaire supplémentaire n’a été déployé. Les habitants dénoncent un abandon qui les force à compter sur leurs propres moyens pour survivre.

Quelles conséquences à long terme pour Goma ? Entre traumatisme collectif et défiance accrue envers les institutions, la crise actuelle risque d’aggraver l’instabilité chronique de la région. Une question demeure : jusqu’où iront ces mystérieux marqueurs nocturnes avant qu’une réponse coordonnée n’émerge ?

Article Ecrit par Cédric Botela
Source: radiookapi.net

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