Lundi, le président russe Vladimir Poutine a affirmé à Moscou accorder la “priorité” aux relations avec les pays africains, cherchant ainsi à mettre en place une alternative solide aux sanctions internationales liées au conflit en Ukraine et à renforcer l’influence de la Russie face à celle de la Chine sur le continent. M. Poutine a fait des propositions concrètes aux dirigeants africains : un approvisionnement en céréales des pays les plus nécessiteux, une augmentation de la coopération en matière d’énergie et de médecine, et un doublement des quotas d’étudiants africains dans les universités russes.
Il a à nouveau critiqué les “idéologies néocoloniales imposées de l’étranger” et invité les chefs d’États africains à prendre part au prochain sommet Russie-Afrique qui se tiendra à Saint-Pétersbourg du 26 au 29 juillet. Réunissant déjà plus de 40 chefs d’Etat il y a quatre ans, et après la signature de nombreux partenariats géopolitiques et économiques, cette rencontre risque bien de consolider l’influence grandissante de la Russie en Afrique.
